
Exposition photographique, « GLACE et GLACIERS, l’empreinte des hommes » Pascal TOURNAIRE et Gabriel LOPPÉ.
L’association du Musée de la Pente présente pour l’été 2026 une nouvelle exposition à la ferme à Isidore à Combloux sur le thème « Glace et glaciers, l’empreinte des hommes ». Le regard de Pascal Tournaire, auteur-photographe se confronte aux glaciers de Gabriel Loppé, premier peintre-alpiniste et photographe (1825-1913). Cette exposition exceptionnelle propose de « placer l’homme au cœur de son environnement » et de croiser les regards de ces deux artistes autour de la glace et des glaciers entre le XIXe et le XXIe siècle. Le parcours adapté à tous les publics se décline en quatre thèmes :
salle 1 : l’ascension par étapes du Mont-Blanc (en 1873 et en 2022)
salle 2 : le dessous des glaces : « les glaciers sont vivants »
salle 3 : le dessus des glaces et ses empreintes multiples
salle 4 : le recul des glaciers, ces sentinelles des Alpes face au changement climatique (avec une ouverture photographique sur l’Arctique, expédition Pascal Tournaire).
Gabriel Loppé
« Le paysage n’est que la sensation forte éprouvée par l’artiste, le sujet n’est rien sans le sentiment personnel du peintre ... » (Lettre de Gabriel Loppé en 1868)
Alpiniste confirmé, peintre paysagiste puis photographe, Gabriel Loppé représente les sommets alpins, les glaciers géants, les séracs menaçants et les crevasses béantes, partageant avec nous son sentiment de la montagne.
Né en 1825, Gabriel Loppé grandit à Paris. A 16 ans, il découvre la montagne et décide qu’il sera peintre paysagiste.
En 1846, il étudie la peinture en Suisse, l’occasion d’une première course sur glacier, une révélation. L’alpinisme et la peinture feront à jamais partie de sa vie. En 1853, Loppé découvre Chamonix et construit un atelier de travail et une galerie d’exposition. Il y reviendra chaque année, pendant toute sa carrière.
Loppé a réalisé de nombreuses ascensions au mont Blanc, une aventure compliquée pour l’époque. Ce massif était son royaume, il emportait toujours de quoi dessiner et peindre sur place.
En 1887, à 62 ans, il achète son premier appareil-photo, une nouvelle passion mais continue à peindre.
Il s’éteint à Paris en 1913.
Pascal Tournaire
Journaliste spécialisé sur la montagne depuis 40 ans, graphiste, photographe, artiste… Sa curiosité lui a fait porter son regard depuis les plus hauts sommets de la terre (Seven Summit Challenge en 92) au désert le plus aride (expédition avec Théodore Monod dans le désert libyque). La rigueur et la sensibilité de son approche photographique lui permettent aussi de valoriser les architectures de Jean-Michel Wilmotte et les paysagistes Jean Mus et Gilles Clément. Son habitude de la verticalité lui a permis de suivre de nombreux chantiers spectaculaires comme ceux de Notre-Dame et de la Tour Eiffel, mais aussi de nombreux sites Edf hydraulique sur des barrages ou dans des conduites forcées…
Témoin des bouleversements climatiques impactant le massif du Mont-Blanc au pied duquel il vit, Pascal se retrouve souvent sur les traces du peintre Gabriel Loppé dont il a fait les reproductions de nombreuses œuvres. Sa sensibilité se fait souvent l’écho de celle du peintre dans leur fascination pour l’environnement glaciaire et sa démesure.