
Adrien Barazzone joue tous les personnages d’un conseil municipal. Au centre du débat : l’installation d’une œuvre d’art à la place de la statue du Président Wilson.
Deuxième volet de la Trilogie des systèmes après Toute intention de nuire, La politique du pire est un monologue composé d’une galerie de personnages. Un pupitre, cinq chaises, autant de micros et de ventilateurs : le débat est ouvert et les esprits s’échauffent. De Madame Tige, pipelette infatigable, au président en personne, tout y passe. Débats absurdes, langue de bois bien huilée, petites compromissions et grandes contradictions — autour de l’œuvre offerte à la municipalité par Vanessa Koch. Le comédien orchestre cette cacophonie politique avec acuité et tendresse. Dans une énergie mordante, il incarne à lui seul le dialogue républicain et livre une performance d’acteur saisissante. Il se joue malicieusement de notre souci démocratique, de notre méfiance et de nos grandes espérances envers la classe politique.