La rivière du Thiou traverse la vieille ville d’Annecy. C’est le déversoir naturel du lac. Depuis toujours, son débit varie en fonction du niveau du lac. Les débordements et inondations dans la ville sont récurrents.
Ancienne papeterie Aussedat
L’aventure Aussedat
En 1801, la production du papier bénéficie de l’impulsion industrielle d’Antoine Aussedat, venu de la papeterie des frères Montgolfier d’Annonay. Le développement de l’entreprise permet la naissance d’une nouvelle architecture. Au début du 20e siècle, la croissance de l’entreprise entraîne son installation sur les deux rives du Thiou.
Aussedat et la compagnie des machines Bull
Au début des années 1930, la papeterie s’engage dans le nouveau secteur de la carte perforée. En 1935, elle participe à l’acquisition de la majorité du capital des machines Bull qui risquait de passer sous contrôle d’IBM. En 1954 et 1959, deux nouvelles machines permettent à la société d’être le premier fournisseur français de papier pour cartes perforées. En 2006, dans un contexte de concurrence, la société cesse sa production. L’histoire du site se poursuit. Son unité est préservée à travers le quartier des Passerelles (2012-2015) et la réhabilitation des halls des machines. Des logements, des activités économiques liées à l'image et des espaces publics s’ouvrent sur le reste de la ville. https://references.caue74.fr › ecoquartier-les-passerelles
Moyens de communication
Horaires d'ouverture
- Toute l'année
Localisation
Tarifs
Catégorie
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
- XIXe siècle
- XXe siècle
Prestation
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
- XIXe siècle
- XXe siècle
Patrimoine
- Site et monument historique
- Site industriel
Multimedias
- La papeterie Aussedat de Cran-Gevrier Crédit photo : Musées d'Annecy
- La papeterie Aussedat de Cran-Gevrier Crédit photo : Musées d'Annecy
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Le pont métallique qui franchit en diagonale le Thiou permet aux trains de quitter la rive gauche pour joindre la gare d’Annecy. À partir de 1866, les trains transportent des milliers de tonnes de marchandises provenant des usines de Cran et d’Annecy.
En 1893 le conseil municipal d’Annecy décide d’implanter un nouvel abattoir dans le quartier actuel de la Mandallaz. Le terrain est situé légèrement en retrait de la rive droite du Thiou, sur l’actuelle place de la Mandallaz.
Au début du 19e siècle, les boucheries du pont de l’Évêché se trouvent en mauvais état. En 1824, la Ville décide de construire des nouveaux abattoirs-boucheries à proximité, à la confluence du Thiou et du Vassé.
En 1919, Fernand Reignier installe son entreprise fromagère sur la rive gauche du Thiou, en contrebas après le Pont-Neuf. Le petit lait est ainsi déversé directement dans la rivière.
Au cœur du Vieil Annecy, le quartier de la manufacture rappelle l'existence d'une importante manufacture de coton qui était le centre d'un important ensemble textile fondé au début du 19e siècle par un industriel savoyard, Jean-Pierre Duport.
Des abattoirs et des boucheries sont installés sur le Thiou depuis au moins le 14e siècle. Jusqu’à la fin du 19e siècle, les activités d’abattage et de vente de viande se pratiquent dans ce seul et même lieu.
Cette île au milieu du Thiou après le pont Saint-Joseph abrite des infrastructures hydrauliques au fil des ans. Au Moyen Âge, c’est un lieu d’activité artisanale avec moulins et battoirs. A partir du 19e siècle, l’île est dédiée à l’industrie du textile.
Les immeubles colorés sur la rive gauche du Thiou dans les années 1970 marque l’emplacement d’une ancienne filature de coton. Aujourd’hui les bâtiments de la Manufacture ont disparu, mais le Thiou garde des traces de cette installation majeure.
L'environnement naturel de l'île Saint-Joseph fait oublier aujourd'hui le passé industriel de ce lieu. A côté de la manufacture de coton, un ensemble d'ateliers industriels et textiles participait ici à l'essor économique d'Annecy.