L'environnement naturel de l'île Saint-Joseph fait oublier aujourd'hui le passé industriel de ce lieu. A côté de la manufacture de coton, un ensemble d'ateliers industriels et textiles participait ici à l'essor économique d'Annecy.
L’île Saint Joseph : Une île industrielle
En 1896 Gustave Emile Haase et Paul Rau installent une manufacture de bonneterie sur l’île Saint-Joseph.
Cette fabrique utilise la force hydraulique du Thiou pour actionner des métiers à tricoter. L’activité débute avec une centaine d’ouvriers. La manufacture augmente rapidement ses effectifs, employant jusqu’à 250 personnes à son apogée. Une deuxième usine est ouverte à Thônes, créant ainsi les « Manufactures réunies de bonneterie d'Annecy et de Thônes, Louis Haase et cie ».
Sous-vêtements et compagnie
Des sous-vêtements en fil de laine, coton et soie sont confectionnés sur des machines à tricotage mécanique : cache-corsets, camisoles, culottes, jupons, chaussettes et caleçons. La société se vante d’être le « seul fabricant de la chemise américaine » en 1935. Ce précurseur du t-shirt est rendu célèbre par les militaires américains qui le portent en tricot de corps.
En 1957, la Ville d’Annecy décide d’acquérir l’ensemble du terrain et des bâtiments sur l’île. Les infrastructures sont démolies en 1973 et l’espace est reconverti en parc. L’usine de Thônes perdure jusqu’à la fin des années 1990.
Ce parcours a été conçu par l'équipe des guides-conférenciers de la Ville d'Annecy agréés par le ministère de la Culture, sous le label "Ville et pays d'Art et d'Histoire".
Moyens de communication
Horaires d'ouverture
- Toute l'année, tous les jours.
Localisation
Tarifs
Catégorie
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
Prestation
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
Patrimoine
- Site et monument historique
- Site industriel
- Quartier historique
- Patrimoine historique
Handicap
- Accessible en fauteuil roulant avec aide
- Revêtement dur
Multimedias
- N° inv. 63, Ateliers textile de la Manufacture d’Annecy sur l’Ile Saint Joseph, 1890, coll. G. Grandchamp Crédit photo : Fonds photothèque Musées d'Annecy
- Atelier de la bonneterie Haase, juillet 1948 Crédit photo : cliché H. Odesser, fonds de la photothèque des musées d’Annecy
- Bâtiment d'industrie sur l'Ile Saint Joseph 1962. Annecy. Crédit photo : Archives municipales 5 Fi 5007. Fonds Grandchamp
- Bâtiments de l'industrie textile de l'île Saint-Joseph vus du sixième étage d'un immeuble voisin en1962 Crédit photo : Archives municipales Annecy. 5 Fi 5008. Fonds Grandchamp
- Lettre de 1903 avec vue Bonneterie Haase Crédit photo : Archives municipales d'Annecy 5 Fi 1323
Autres suggestions pour Patrimoine industriel à Annecy
Les immeubles colorés sur la rive gauche du Thiou dans les années 1970 marque l’emplacement d’une ancienne filature de coton. Aujourd’hui les bâtiments de la Manufacture ont disparu, mais le Thiou garde des traces de cette installation majeure.
Au début du 19e siècle, les boucheries du pont de l’Évêché se trouvent en mauvais état. En 1824, la Ville décide de construire des nouveaux abattoirs-boucheries à proximité, à la confluence du Thiou et du Vassé.
Au cœur du Vieil Annecy, le quartier de la manufacture rappelle l'existence d'une importante manufacture de coton qui était le centre d'un important ensemble textile fondé au début du 19e siècle par un industriel savoyard, Jean-Pierre Duport.
Dans l'histoire industrielle de l'agglomération d'Annecy, la papeterie Aussedat de Cran-Gevrier occupe une place centrale. Fondée au début du 19e siècle, le rôle qu'elle a joué dans le développement économique du territoire a été central.
Le pont métallique qui franchit en diagonale le Thiou permet aux trains de quitter la rive gauche pour joindre la gare d’Annecy. À partir de 1866, les trains transportent des milliers de tonnes de marchandises provenant des usines de Cran et d’Annecy.
En 1893 le conseil municipal d’Annecy décide d’implanter un nouvel abattoir dans le quartier actuel de la Mandallaz. Le terrain est situé légèrement en retrait de la rive droite du Thiou, sur l’actuelle place de la Mandallaz.
Des abattoirs et des boucheries sont installés sur le Thiou depuis au moins le 14e siècle. Jusqu’à la fin du 19e siècle, les activités d’abattage et de vente de viande se pratiquent dans ce seul et même lieu.
La rivière du Thiou traverse la vieille ville d’Annecy. C’est le déversoir naturel du lac. Depuis toujours, son débit varie en fonction du niveau du lac. Les débordements et inondations dans la ville sont récurrents.
En 1919, Fernand Reignier installe son entreprise fromagère sur la rive gauche du Thiou, en contrebas après le Pont-Neuf. Le petit lait est ainsi déversé directement dans la rivière.