L'environnement naturel de l'île Saint-Joseph fait oublier aujourd'hui le passé industriel de ce lieu. A côté de la manufacture de coton, un ensemble d'ateliers industriels et textiles participait ici à l'essor économique d'Annecy.
Les vannes du Thiou
Au début du 19e siècle, un premier projet de vannage des eaux du Thiou voit le jour. Ce dispositif permet de réguler le débit de l’eau, grâce à un système de portes qui se lèvent et se baissent pour laisser passer l’eau ou la retenir. Les premières installations de vannes sont mises en place par les industriels qui se servent du lac comme réservoir de régulation. Mais cette privatisation du courant se fait au détriment des petits artisans. Il est donc nécessaire de doter le Thiou d’un dispositif de vannage qui sera géré par la Ville.
Le gouvernement français fait intervenir Sadi Carnot, alors ingénieur des Ponts et Chaussées. Le future président de la République installe un ensemble de barrages sur les canaux. Le plus important se situe devant le Palais de l’Île. Ce dispositif contrôle à la fois le niveau du lac et le débit du Thiou. L’ingénieur décide de relever le niveau du lac de vingt centimètres pour augmenter le potentiel d’énergie hydraulique destiné aux industries en aval. Les nouvelles installations limitent le risque d’inondations et assurent les débits moyens dans chaque canal en fonction des saisons.
Modernisation
En 1913 le lit du Thiou est en partie bétonné pour améliorer encore plus la fluidité du cours d’eau. En 1965, le système de vannage est motorisé. Les vannes devant le Palais de l’Île sont supprimées et remplacées par une installation plus moderne en amont du pont Perrière.
Au total, 62 vannes sont réparties sur une distance de 6 kilomètres à travers les différents canaux du Thiou, jusqu’au débouché sur le Fier.
Ce patrimoine fait partie de la "Balade patrimoniale : Le Thiou à Annecy" conçu par l'équipe des guides-conférenciers de la Ville d'Annecy agréés par le ministère de la Culture, sous le label "Ville et pays d'Art et d'Histoire".
Moyens de communication
Horaires d'ouverture
- Toute l'année, tous les jours.
Localisation
Tarifs
Catégorie
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
Prestation
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
Patrimoine
- Site et monument historique
- Site industriel
- Quartier historique
- Patrimoine historique
Handicap
- Accessible en fauteuil roulant avec aide
- Revêtement dur
Multimedias
- Palais de l’Île avant restauration vers 1900 Crédit photo : cliché Frédéric Peccoud, fonds de la photothèque des musées d’Annecy
- N° inventaire PPH 79 9, Palais de l’Île Crédit photo : cliché Frédéric Peccoud, fonds de la photothèque des musées d’Annecy
- Inondation novembre décembre 1944 passerelle de l'Ile presque inondée avec passant traversant Crédit photo : cliché Le Progrès, fonds de la photothèque des musées d’Annecy, N° inventaire PPH86 11,
- Bétonnage du Thiou vers 1912 Canal à sec avec ouvriers à l'oeuvre Crédit photo : collection AVA, fonds de la photothèque des musées d’Annecy, N° inventaire PPH 79 10
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Cette île au milieu du Thiou après le pont Saint-Joseph abrite des infrastructures hydrauliques au fil des ans. Au Moyen Âge, c’est un lieu d’activité artisanale avec moulins et battoirs. A partir du 19e siècle, l’île est dédiée à l’industrie du textile.
Les immeubles colorés sur la rive gauche du Thiou dans les années 1970 marque l’emplacement d’une ancienne filature de coton. Aujourd’hui les bâtiments de la Manufacture ont disparu, mais le Thiou garde des traces de cette installation majeure.
Au début du 19e siècle, les boucheries du pont de l’Évêché se trouvent en mauvais état. En 1824, la Ville décide de construire des nouveaux abattoirs-boucheries à proximité, à la confluence du Thiou et du Vassé.
Au cœur du Vieil Annecy, le quartier de la manufacture rappelle l'existence d'une importante manufacture de coton qui était le centre d'un important ensemble textile fondé au début du 19e siècle par un industriel savoyard, Jean-Pierre Duport.
Dans l'histoire industrielle de l'agglomération d'Annecy, la papeterie Aussedat de Cran-Gevrier occupe une place centrale. Fondée au début du 19e siècle, le rôle qu'elle a joué dans le développement économique du territoire a été central.
Le pont métallique qui franchit en diagonale le Thiou permet aux trains de quitter la rive gauche pour joindre la gare d’Annecy. À partir de 1866, les trains transportent des milliers de tonnes de marchandises provenant des usines de Cran et d’Annecy.
En 1893 le conseil municipal d’Annecy décide d’implanter un nouvel abattoir dans le quartier actuel de la Mandallaz. Le terrain est situé légèrement en retrait de la rive droite du Thiou, sur l’actuelle place de la Mandallaz.
Des abattoirs et des boucheries sont installés sur le Thiou depuis au moins le 14e siècle. Jusqu’à la fin du 19e siècle, les activités d’abattage et de vente de viande se pratiquent dans ce seul et même lieu.
En 1919, Fernand Reignier installe son entreprise fromagère sur la rive gauche du Thiou, en contrebas après le Pont-Neuf. Le petit lait est ainsi déversé directement dans la rivière.