La rivière du Thiou traverse la vieille ville d’Annecy. C’est le déversoir naturel du lac. Depuis toujours, son débit varie en fonction du niveau du lac. Les débordements et inondations dans la ville sont récurrents.
Les boucheries au 19e siècle
Le bâtiment de l’architecte Thomas-Dominique Ruphy est inauguré en 1833. Aujourd’hui, il abrite la Salle Pierre Lamy. Des boutiques de boucherie donnent sur la future rue de la République. Ce choix d’emplacement ne s’avère pas judicieux ; les habitants du quartier se plaignent des mauvaises odeurs et du bruit des veaux enfermés la nuit. Les déchets de l’abattage attirent des chiens errants. En plus d’être mal situé, le lieu est trop exigu et ne possède pas de salle de travail. Cette situation entraîne des problèmes d’hygiène car l’abattage et le travail de la viande se font dans le même local. La triperie est installée dans un coin de la cour extérieure, exposée à la pluie comme au soleil. Les tripiers confectionnent leurs produits à proximité des tas de fumier provenant des animaux livrés à l’abattoir.
Le transfert de l’abattoir
A la fin du siècle, le conseil municipal étudie la question du transfert de l’abattoir communal et de la construction d’une fourrière pour chiens. Un nouveau site est choisi dans l’actuel quartier de la Mandallaz, historiquement connu sous le nom de « Chevesnes ». Il n’est plus question de lier l’activité de l’abattage avec celle de la vente de viande, car depuis 1850 les bouchers indépendants peuvent installer leurs boutiques en ville.
Ce parcours a été conçu par l'équipe des guides-conférenciers de la Ville d'Annecy agréés par le ministère de la Culture, sous le label "Ville et pays d'Art et d'Histoire".
Moyens de communication
Horaires d'ouverture
- Toute l'année, tous les jours.
Localisation
Tarifs
Catégorie
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
Prestation
- Ville ou Pays d'art et d'histoire
Patrimoine
- Site et monument historique
- Site industriel
- Quartier historique
- Patrimoine historique
Handicap
- Accessible en fauteuil roulant avec aide
- Revêtement dur
Multimedias
- Vue sur les anciens abattoirs du Pont Saint-Joseph Crédit photo : Archives municipales Annecy. 34 Fi 239 Carte postale, ed. Pittier. Fonds Langlet.
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Le pont métallique qui franchit en diagonale le Thiou permet aux trains de quitter la rive gauche pour joindre la gare d’Annecy. À partir de 1866, les trains transportent des milliers de tonnes de marchandises provenant des usines de Cran et d’Annecy.
En 1893 le conseil municipal d’Annecy décide d’implanter un nouvel abattoir dans le quartier actuel de la Mandallaz. Le terrain est situé légèrement en retrait de la rive droite du Thiou, sur l’actuelle place de la Mandallaz.
En 1919, Fernand Reignier installe son entreprise fromagère sur la rive gauche du Thiou, en contrebas après le Pont-Neuf. Le petit lait est ainsi déversé directement dans la rivière.
Au cœur du Vieil Annecy, le quartier de la manufacture rappelle l'existence d'une importante manufacture de coton qui était le centre d'un important ensemble textile fondé au début du 19e siècle par un industriel savoyard, Jean-Pierre Duport.
Dans l'histoire industrielle de l'agglomération d'Annecy, la papeterie Aussedat de Cran-Gevrier occupe une place centrale. Fondée au début du 19e siècle, le rôle qu'elle a joué dans le développement économique du territoire a été central.
Des abattoirs et des boucheries sont installés sur le Thiou depuis au moins le 14e siècle. Jusqu’à la fin du 19e siècle, les activités d’abattage et de vente de viande se pratiquent dans ce seul et même lieu.
Cette île au milieu du Thiou après le pont Saint-Joseph abrite des infrastructures hydrauliques au fil des ans. Au Moyen Âge, c’est un lieu d’activité artisanale avec moulins et battoirs. A partir du 19e siècle, l’île est dédiée à l’industrie du textile.
Les immeubles colorés sur la rive gauche du Thiou dans les années 1970 marque l’emplacement d’une ancienne filature de coton. Aujourd’hui les bâtiments de la Manufacture ont disparu, mais le Thiou garde des traces de cette installation majeure.
L'environnement naturel de l'île Saint-Joseph fait oublier aujourd'hui le passé industriel de ce lieu. A côté de la manufacture de coton, un ensemble d'ateliers industriels et textiles participait ici à l'essor économique d'Annecy.